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lundi 1 janvier 2018

Le conflit ... quel cadeau!


Est-ce que la guerre est la solution au conflit? Nous sommes assez d’accord que non.
Mais si inconsciemment nous trouvions un peu de ça dans nos raisonnements? Pour résoudre un conflit nous pensons souvent en noir et blanc. Un a raison et l’autre a tort. Du coup, nous mettons beaucoup d’énergie à définir qui a raison et qui a tort. Pour imposer à la fin la bonne solution … et avoir une seule pensée juste. Mais nous constatons que ce raisonnement nous joue des tours et ne porte pas des fruits. Quelle est la solution? 
Lorsque Marx voulait imposer une seule et même pensée commune avec des traitements de l’individu identique, le but c’était la paix. Est-ce qu’il a réussi?
Lorsque Jean-Jacques Rousseau encourage sa génération à chercher à transformer la société en une meilleure idéologie, sans prendre en compte que l’individu est différent, les résultats ne sont pas plus concluants.  
Pourquoi l’être humain s’efforce à tel point d’être unifié pour éviter le conflit? Il est même prêt à faire la guerre pour cette unité? Une seule religion, un seul pays …. Quelque chose est absurde dans ce raisonnement?
Et si le conflit ou le désaccord était voulu par Dieu dans un autre but?
Et si ce but n’était pas d’imposer une seule pensée?

Le mot conflit signifie: Position dans l’opposition ou dans la différence. 

Nous observons trois manières différentes de gérer un conflit: 
1.   Avec la domination et le pouvoir pour une pensée unique! Résultat: guerre et oppression!
2.   En cherchant un compromis entre deux différences! Résultat: déjà mieux mais frustrant pour les deux!
3.   En accueillant la différence pour créer une nouvelle solution ! Résultat: satisfaisant pour les deux partis et enrichissant!

Voilà, cette troisième solution nous ouvre à une nouvelle manière de voir … et si la différence était voulue et enrichissante? 
Dans le développement de l’être humain, l’enfant traverse le stade important du complexe d’Oedipe. Entre 2 et 6 ans, il découvre la différence, ce qui va l’aider à sortir de la symbiose. 
C’est donc grâce à la reconnaissance de la différence qu’il va grandir pour devenir libre dans sa différence. En n’apprenant pas la différence, l’enfant reste dans la symbiose et s’empêche ainsi à devenir pleinement lui-même. A l’âge de l’adolescence, le jeune découvre une nouvelle énergie pour devenir différent. Son élan naturel le garderait volontiers dans la symbiose mais heureusement Dieu a donné à cet âge une capacité tout à fait étonnante: Les jeunes deviennent des détecteurs des incohérences des parents. C’est ça qui va les aider à pouvoir se détacher de la famille et devenir individu et ainsi prendre un nouveau statut d’adulte et de vis-à-vis dans la famille. 
En conclusion, si la différence est voulue par Dieu, aussi le conflit « le positionnement dans la différence » a sa place. Mais cette différence n’était jamais pensée dans un but légaliste (juste ou faux) ni de puissance (le plus fort, Darvin), ni d’idéologie unique (Marx etc.), mais toujours dans un but de stimuler la complémentarité dans la différence avec créativité. 

Autant dans nos milieux politiques que religieux nous aurions bien besoin de ces prises de conscience et de ce renouvellement de la compréhension … beaucoup de guerres pourraient ainsi être évitées ou transformées dans nos familles, entreprises et pourquoi pas dans le monde. Devenons créatif dans la différence … la paix en découle!
Ca me rappelle une histoire insoluble, d’un peuple qui ne savait pas comment vivre, dispersé qui attendait un roi puissant, dominant qui devait venir les sauver et arrêter ce conflit de l’humanité … et à la place une solution créative d’un bébé dans une mangeoire était proposée par celui à l’origine de tout cela! Ingénieux!

Joyeux Noël!
Cordialement Astrid Meyer


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